Votre entreprise tourne, vous avez des comptes à montrer. C’est un avantage — et un piège : le financeur va d’abord lire votre passé, pas votre projet. Tout l’enjeu est de montrer que la trajectoire à venir se déduit de faits, et que la nouvelle échéance s’ajoute aux anciennes sans les mettre en danger.
Sur les dossiers de développement, le refus vient presque toujours de l’existant, pas du projet.
Un exercice atypique, un investissement lourd, un changement de périmètre : les comptes bruts donnent une image fausse. Sans retraitement ni explication, le financeur lit ce qu’il voit — et ce qu’il voit n’est pas ce que vous vivez.
Encours en cours, crédit-bail, découvert utilisé en permanence. Le financeur additionne tout, y compris ce que vous ne comptez plus. La question n’est pas si vous pouvez rembourser le nouveau prêt, mais si vous pouvez rembourser tous les autres avec.
Plus de chiffre d’affaires, c’est plus de stock, plus d’encours client, plus de salaires avancés. Une entreprise en croissance rentable peut mourir de trésorerie — et un plan de financement qui n’a pas financé ce besoin sera lu comme une imprudence.
Recrutement, logiciel, marketing, développement commercial : rien à nantir, rien à revendre. Les financeurs classiques financent d’abord ce qui se saisit. Ce type de besoin passe par d’autres dispositifs, à condition de les avoir identifiés en amont.
Quatre points, et le premier pèse plus lourd que les trois autres réunis.
Un dossier de développement combine souvent un financement d’investissement et un financement du cycle d’exploitation. Les confondre est l’erreur la plus fréquente.
Adossé au bien financé, sur cinq à sept ans. C’est le socle du plan de financement dès qu’il y a du matériel, des travaux ou de l’immobilier.
Le bien est financé sans apport et n’alourdit pas la structure du bilan de la même manière. Utile quand l’apport doit être conservé pour le cycle d’exploitation.
Affacturage, cession de créances professionnelles, découvert autorisé. Ils financent le décalage entre ce que vous payez et ce que vous encaissez — pas l’investissement.
Bpifrance et certains fonds régionaux proposent des prêts de développement sans sûreté réelle, souvent conditionnés à un financement bancaire en parallèle.
Innovation, transition énergétique, recrutement, implantation. Elles se préparent avant l’engagement des dépenses : après, la plupart ne sont plus mobilisables.
Entrée d’un investisseur ou d’un associé opérationnel. Attention à l’ordre : beaucoup de dirigeants diluent leur capital faute d’avoir su lever de la dette. Une part cédée ne se rachète pas, une échéance se rembourse. On regarde la dette d’abord.
Novaris n’est pas courtier. Cette page décrit les dispositifs existants, elle ne recommande aucun établissement. La recherche de financement, si vous la souhaitez, est réalisée par un intermédiaire immatriculé à l’ORIAS, et Novaris ne perçoit aucune commission sur les fonds obtenus.
Retraitement des comptes, recensement de l’endettement existant, calcul de la capacité d’autofinancement disponible une fois toutes les échéances servies.
États financiers prévisionnels sur cinq ans, avec le besoin en fonds de roulement que la croissance génère, le DSCR, et trois stress tests à −10, −20 et −30 % qui montrent où se situe le point de rupture.
Version banque, version organismes publics, mémorandum d’information confidentiel, et le suivi de l’instruction jusqu’au déblocage des fonds. Si une levée est envisagée, nous structurons les chiffres qui la soutiennent — sans jamais démarcher d’investisseur, ce n’est pas notre métier.
Un développement porté par une seule structure relève du dossier complet ; un groupe demande un traitement structure par structure. Voir le détail des offres — ou commencez par le Score.
Dix questions, aucun document à fournir, aucun rendez-vous. Un score sur 100, les points qui bloquent, et ce qu’il faut corriger avant de vous présenter.