Vous rachetez une entreprise qui existe, avec des comptes, des clients et des salariés. Le financeur ne juge donc pas un projet : il juge un prix, un montage et votre capacité à prendre la suite. Les trois se démontrent, et c’est là que la plupart des dossiers échouent.
Les refus en reprise portent rarement sur la cible. Ils portent sur la façon dont l’opération est montée.
Un financeur ne refinance pas une valorisation décorrélée des résultats. Il faut des comptes retraités — rémunération réelle du cédant, éléments non récurrents, loyers de complaisance — et une valorisation qui s’appuie dessus, pas sur un multiple entendu ailleurs.
Dans un montage avec holding, la dette est portée en haut et remboursée par les dividendes remontés d’en bas. Si la capacité distributive de la cible ne couvre pas le service de la dette, le montage ne tient pas — et ce calcul, le financeur le refait toujours lui-même.
Clientèle attachée à une personne, savoir-faire non transmis, contrats conclus intuitu personae. C’est le risque que le banquier redoute le plus, parce qu’il se matérialise dans les six mois. Il se traite par un accompagnement organisé et écrit.
Besoin en fonds de roulement repris, dettes fournisseurs, comptes courants à rembourser, décalage de facturation. Beaucoup de reprises financent le prix et oublient le lendemain, et l’entreprise démarre sa nouvelle vie à découvert.
Quatre vérifications, systématiques, avant même de regarder le secteur. La première vous protège autant qu’elle protège la banque : elle vous évite de surpayer.
Une reprise se finance presque toujours en couches. L’équilibre entre elles est ce qui détermine si l’opération passe, et à quel coût.
Portée par la holding, généralement sur cinq à sept ans, remboursée par les dividendes de la cible. C’est elle qui exige le dossier le plus complet.
Une partie du prix payée en différé. Il allège le besoin de dette, et surtout il aligne les intérêts : un cédant qui accepte un différé croit à la suite.
Bpifrance, France Active, SIAGI et les fonds régionaux garantissent une part de la dette d’acquisition. La banque partage le risque, votre engagement personnel diminue.
Accordé au repreneur, sans intérêt ni garantie, par les réseaux d’accompagnement. Compté en fonds propres, il améliore le ratio d’apport de la holding.
Un étage intermédiaire entre fonds propres et dette senior, plus cher, utilisé quand l’apport ne suffit pas à boucler le plan de financement.
Attendu à hauteur de vingt à trente pour cent du prix selon les opérations. Le compte courant d’associé, correctement formalisé, y contribue.
Novaris n’est pas courtier. Cette page décrit les dispositifs existants, elle ne recommande aucun établissement. La recherche de financement, si vous la souhaitez, est réalisée par un intermédiaire immatriculé à l’ORIAS, et Novaris ne perçoit aucune commission sur les fonds obtenus.
Rémunération réelle du dirigeant, éléments non récurrents, loyers, provisions. C’est ce retraitement qui donne la vraie capacité bénéficiaire — et qui justifie ou non le prix.
Holding et cible, chacune avec ses propres états financiers prévisionnels sur cinq ans, la remontée de dividendes, le service de la dette et les ratios de couverture.
Version banque, version organismes publics, mémorandum d’information confidentiel, et le suivi de l’instruction jusqu’au déblocage des fonds. La structuration capitalistique — forme de la holding, répartition, pacte — se décide à ce moment : les erreurs qu’on y fait coûtent des années.
Une reprise avec holding fait intervenir plusieurs structures, et chacune doit être traitée pour elle-même. Voir le détail des offres — ou commencez par le Score, qui vous dira laquelle correspond à votre montage.
Dix questions, aucun document à fournir, aucun rendez-vous. Un score sur 100, les points qui bloquent, et ce qu’il faut corriger avant de vous présenter.